-24- LEECTON vit au travers de différentes évolutions.......
(voir la mise à jour du 16/10/2012 à la fin de cette page (aménagements divers)
Et oui , puisque le bateau parfait 'passe-partout' n'existe pas, il faut faire avec ce que l'on a........
-Je viens donc d'utiliser LEECTON comme bateau de travail, dans le marais poitevin. Dit en d'autres termes : je l'ai motorisé pour me déplacer sur les canaux (pour aller faire du bois de chauffage dans des endroits inaccessibles en voiture)
-avant toute chose j'ai fait un montage provisoire, sans modifier le tableau AR, pour utiliser un moteur HB de 4 CV ( à nourrice séparée) et arbre court. Le fonctionnement a été très satisfaisant, malgré le fait qu'en version courte, il fallait charger l'arrière du bateau pour bien immerger l'hélice.
-avec 3 personnes à bord et 30 kg de matériel, nous faisions environ 5 noeuds (moteur utilisé au 3/4 du régime)
- la puissance de 4 CV est jugée trop élevée, et le poids du moteur est d'environ 25 kg (hors nourrice de carburant)
-ci après quelques photos, telles que le bateau à été utilisé avant la modification apportée.
Le moteur de 4 CV est fixé sur le tableau AR , du
coté droit (sens de la marche)
Avec une seule personne à bord, moteur au ralenti, le bateau se déhale sans difficulté et avec une faible trainée, s'engage dans la rivière
toujours avec une faible trainée (ça, c'est plutôt lié à la forme de la carène) le bateau file à vitesse agréable sur l' autize..... (rivère qui coule dans le marais vendéen)
On voit néanmoins que la partie basse du moteur est à peine immergée, ce qui n'améliore pas le rendement de la poussée de l'hélice. C'est donc à partir de ce constat que j'ai fait le choix de modifier le tableau AR selon les critères de choix ci dessous.
Critères de choix de modification du tableau AR de LEECTON :
-choisir un moteur 4 temps (moins polluant que le 2 temps) de 2.5 CV environ (cette puissance semblant suffisante).
-limiter le poids du moteur à 17 ou 18 kg (pour faciliter les mises à poste et la charge statique sur le tableau AR)
-avoir un réservoir intégré, pour ne pas avoir à gérer une nourrice externe.
-avoir un arbre court,pour réduire l'encombrement.
-baisser au maximum l'assise du moteur, pour améliorer le rendement de la poussée de l'hélice
Les photos suivantes montrent la modification apportée. A ce stade les essais n'ont pas été faits (j'y reviendrai plus tard, dès qu'il seront réalisés) mais d'hors et déjà l'axe de poussée de l'hélice à été descendu de 6 cm, donc le rendement ne peut qu'être meilleur.
La découpe renforcée d'une plaque d'usure, permet de baisser l'appui du moteur.
La protection du renfort intérieur au tableau est assurée par une tole aluminium, qui supporte le serrage des vis de fixation du moteur.
-Le moteur choisi pèse 17 kg (il en existe un certain nombre de marques différentes, ayant les mêmes caractéristiques)
-Il est fixé à l'extremité droite (sens de la marche) afin de ne pas géner le débattement du levier de commande.
-Une garcette assure le moteur sur un taquet posée sur l'étambot
-On remarque que l'hélice aurait pu être encore descendue, mais le retour d'expérience précédent, assure que le rendement sera néanmoins meilleur qu'avec le montage initial.
-Ce compromis est dicté par le fait qu'il ne faut pas trop ouvrir la tableau AR, pour descendre encore plus le moteur.
Dans cette position, le TRIM manuel est au maximum. Les essais valideront ou donneront la modification éventuelle à apporter.
J'ai même prévu une rallonge (1 mêtre) pour pouvoir rester debout, dans les cas de visibilité réduite, ou utilisation seul à bord, pour chercher la meilleure assiète.
Et comme l'espace à horreur du vide, j'ai choisi (lorsque le moteur n'est pas à poste) de positionner une "dame" de godille, qui permet de mouvoir le bateau dans des endroits très réduits en largeur.
La pièce recevant la "dame" est juste appuyée légèrement en force; et est maintenue par des butées latérales.
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Comme j'avais indiqué que je relaterais les essais dès qu'ils auraient été faits, alors je vous les mentionnent ci après: (j'ai profité d'une séance de nettoyage d'un marais pour mettre le bateau à l'eau, les 6,7 et 8 juin 2011)
Je vous présente le cadre bucolique dans lequel j'ai fait naviguer LEECTON au moteur ..... J'entends d'ici les remarques des puristes qui me disent qu'il est bien dommage de faire tourner un moteur thermique dans ce cadre.......mais que voulez vous, quand la distance à couvrir est de quelques kilomètres, on apprécie le concours du moteur. Merci de me pardonner ce confort malgré l'impact carbone.
Bien entendu nous étions deux à bord, mais je me suis fait débarquer pour faire quelques photos.... Un homme seul à bord, le bateau file vite et l'allonge de la commande moteur est nécessaire pour que les lignes d'eau soient bonnes. les comparaisons de temps de parcours (avec le moteur initial de 4 CV) sont très semblables; ce qui conforte ce que je pensais : le moteur de 2.6 CV est suffisant pour ce déplacement léger.
Lorsqu'on est deux à bord, l'usage de l'allonge n'est pas indispensable; la vitesse est légèrement réduite en raison de la surface mouillée augmentée.
L'allonge est à bonne hauteur, ce qui est agréable pour une bonne tenue. De plus la position debout du barreur est confortable.
(il est même possible de s'appuyer sur l'allonge, à hauteur des reins......pour piloter par inclinaison du corps, avec les mains dans les poches............)
LEECTON amarré sur notre lieu de travail, avec tout le matériel qu'il a transporté.
Maintenant à lui le repos et à nous le boulot.
En résumé, je ne regrette pas le choix d'un moteur léger avec réservoir intégré, malgré :
-d'une part un bruit plus élevé que le moteur 2 temps initial, mais ça reste acceptable
-d'autre part une vibration non négligeable, car le moteur est un 'mono-cylindre' qui vibre plus que le bi-cylindre 4 CV.
Rajout d'un compas de route
-afin de mesurer avec une relative précision la capacité de LEECTON à remonter au vent (au près serré), j'ai monté un compas de route. La difficulté a été de trouver un emplacement, qui d'une part n'entrave pas les manoeuvres et déplacements et d'autre part ne souffre pas de proximité magnétique, pouvant perturber le compas.
-En effet les masses metalliques (ancre dans coqueron AR et dérive en acier galvanisé) limitent les choix possibles. Donc seul le banc de nage AR, permettait de disposer le compas, qui a été monté dessous et fixé sur une équerre INOX (donc ne perturbant pas le compas)
Ainsi monté, le compas est bien protégé des chocs éventuels et n'entrave pas les déplacements et les manoeuvres. Il est directement lisible par le barreur.
Sur cette photo, on devine l'équerre INOX, qui reçoit le compas. Elle est fixée sur le renfort du banc de nage (rien n'est saillant au dessus)
A cette position, le compas est à mi-distance de la dérive et de l'ancre dans le coqueron AR. Le barreur à un visuel direct sur le compas.
Les essais effectués avec un vent variable de 6 à 12 noeuds, ont permis de confirmer que LEECTON arrive à remonter au vent d'un bord à l'autre avec un angle mort de 90 à 100 ° (à 90 °, la perte de vitesse me semble néanmoins significative)
-Par contre il est certain que 'tribord amure' la remontée au vent est meilleure que 'babord amure'. En effet, la misaine n'étant pas gambeyée, elle marche moins bien coté babord ( seulement sensible au près serré). Je pense raisonnablement que la remontée au vent est meilleure sous 'tribord amure' (probablement d'une dizaine de degrés)
-Lors des essais, nous étions deux à bord et avons fait une rencontre plutôt étonnante........
........une couleuvre vipérine, communément appelée 'aspic'
d'une taille respectable......estimée à 1.20 m minimum....
(elle semblait fatiguée, car au beau milieu du plan d'eau; et se serait bien invitée à bord....pour un moment de repos)
LEECTON est actuellement équipé d'un 'penon' en tête de mat, ce qui rend difficile l'interprétation des différences de remontées au vent (babord et tribord amures).
Je vais l'équiper d'un girouette à pale rigide, pour une meilleure lecture................................(deux mois viennent de s'écouler, avec quelques belles sorties sur différents plans d'eau).........
donc comme indiqué, j'ai installé une girouette rigide (aux couleurs nationales), qui donne une meilleure indication de la direction du vent apparent.
Sur cette photo, la voile n'est pas totalement établie (elle est sous le premier ris, pour une navigation par vent d'environ 3 beaufort)
Lorsqu'elle est totalement établie, la pale rigide de la girouette passe aisément, seul le penon touche la verge lors des virements de bord.
De plus, lorsque le vent donne (j'ai fait des sorties sous vent de force 4/5 beaufort, avec 2 ris dans la voile), les virements de bord en déplaçant l'écoute d'une gueule de raie à l'autre, deviennent hasardeux et physiques.......
Donc j'ai intallé une pantoire faisant office de barre d'écoute. Ceci assure des virements de bord sans la contrainte de déplacer le point d'écoute.
De plus cette configuration est meilleure en terme de réglage (surtout au près serré) car le point d'écoute est plus proche de l'axe du bateau.
Même si la pantoire touche la barre du safran, la manoeuvre de celui-ci reste très douce.
Lors des virements de bord, le point d'écoute (un mousqueton qui coulisse sur la pantoire et qui est fixé au palan de l'écoute) passe sans difficultés sur la barre.
Ci dessous LEECTON est au près sous 2 bandes de ris (force 4 beaufort).
Une main sur la barre et l'autre tient l'écoute de voile. Le barreur prend son pied.....
Et puis vient la fin de journée avec le vent qui tombe et qui offre à LEECTON, le repos bien mérité, après un après midi bien venté.
Modification du système de nage des avirons et de leurs fixations
-Lors de mes différentes navigations, dès que j'ai eu à utiliser les avirons, j'ai rencontré quelques désagréments liès aux tolets et aux débattements réduits des avirons (principalement lorsque la pelle plonge profondemment dans l'eau)
-Dès lors, j'ai toujours utilisé à minima les avirons, alors que j'aurais pu en profiter bien plus souvent. Ceci m'a conduit à réfléchir à un nouveau mode de nage, et de fixation des avirons au repos. C'est ce que je présente ci-après, maintenant que je viens de terminer cette adaptation:
J'ai tout d'abord retiré des avirons, le guide qui s'emboitait sur le tolet correspondant (voir les détails sur la page 19 de ce blog)
Ensuite j'ai réalisé en inox des 'dames de nage' fixées directement sur les avirons. L'axe d'inclinaison est décalé vers l'extérieur, pour que la pelle puisse plonger facilement dans l'eau, sans buter sur le liston du bateau (voir photos suivantes)
L'ancien tolet a été remplacé par un tube inox qui reçoit l'axe de la dame de nage (jeu d'environ 1 mm).
J'ai laissé en place la toletière, qui ne nuit pas à l'utilisation du nouveau système; et qui permet de pouvoir bénéficier d'une longueur suffisante de l'axe de nage (dans ce cas, le système dispose d'une profondeur d'enboitement important)
On voit bien sur cette photo, le débattement que permet l'axe décalé sur la dame de nage. Il est possible de plonger la pelle profondemment dans l'eau sans rencontrer de résistance ni de butée sur le liston (ou la toletière dans le cas de LEECTON)
Dans la mesure où avec cette nouvelle disposition, il n'est plus possible de laisser aisemment à poste les avirons, j'ai choisi de les fixer au dessus du puit de dérive,en débordant de part et d'autre du mât à l'avant.
Une forme reçoit dans des découpes, les pelles des avirons qui sont en butée à l'avant directement sur le bordage de la coque. Les avirons sont bloqués en hauteur par le tempo (le jeu est quand même d'environ 30 mm, pour faciliter l'engagement des pelles)
Pour maintenir les avirons, une platine fixée sur le capot du puit de dérive, est percée de deux trous recevant chacun un axe de dame de nage. Ce système assure que les avirons ne peuvent glisser vers l'arrière du bateau.
Sur cette photo, les axes des dames de nage sont dans les trous de centrage.
Dès lors il faut soulever les avirons par les poignées, pour pouvoir les extraire de leurs logements respectifs.
L'immobilisation des avirons est assurée par un seul sandow, qui passe dans un filoir en bois fixé sur le couvercle du puit de dérive; et est repris sur la face avant au niveau du plancher (voir photo suivante)
Le passage du sandow n'entrave pas la commande du point d'amure de la voile.......,
........ ni la commande de la dérive.
Sur cette photo, on voit bien l'ensemble du sandow, qui enroule les avirons et les maintient en position.
Sous cet angle, on voit bien les axes des dames de nage, bloqués dans la platine au dessus du puit de dérive, ainsi que le sandow qui les maintient.
Photo ci-dessous: vue d'ensemble des avirons, fixés à demeure, dans l'axe du bateau.
Cette configuration, les rends facilement accessible, sans déborder sur le banc de nage arrière, ni entraver les commandes de dérive et d'amure de voile.
En contre partie, l'équipier (voir les équipiers) a la contrainte d'enjamber les avirons, lors des virements de bord, sous voile.
-Pour le moment (octobre 2012) LEECTON se prépare à passer un hiver au sec, avant de retoucher l'eau pour de nouvelles escapades.
-Il me faut donc attendre pour tester 'in situ' le bien fondé de cette adaptation,
........... mais j'ai aussi imaginé un système qui permet néanmoins de laisser les avirons à poste.
Ceci libère de la place et facilite les déplacements au dessus du puit de dérive, la contre-partie étant que les avirons sont saillants à l'extérieur des listons (risque d'accrochage lors de navigation en groupe ou lors des régates)
Cette photo montre la façon dont chaque aviron est maintenu à poste :
-d'une part à l'aide de l'axe de la dame de nage,
-d'autre part à l'aide d'un support amovible (qui se centre dans la toletière non utilisée)
-un sandow assure l'aviron à poste
-il est possible d'inverser le sens de maintient de l'aviron (pelle vers l'avant, ou vers l'arrière)
Détail du support opposé à l'axe de la dame de nage. Il est assuré par une garcette pour ne pas le perdre dès que l'on veut utiliser les avirons.
-Ceux qui ont déjà fait tomber des objets à l'eau, savent ce que je veux dire........... On n'est pas des pollueurs tout de même........
Aménagements divers : (mise à jour du 16 octobre 2012)
Lors de mes différentes navigations, j'ai toujours trouvé encombré le coqueron arrière qui est de taille modeste; néanmoins il est de taille suffisante à la condition de ne pas y loger le mouillage.
Ce dernier est composé d'une ancre grappin articulée et d'une aussière de 6 mètres. Le tout pèse environ 4.5 kg et représente un volume non négligeable.
Pour libérer de l'espace dans le coqueron, j'ai choisi de fixer à l'avant, l'ancre et l'aussière. Sachant que de chaque coté des pelles des avirons, une place est disponible; j'ai choisi de fixer à babord l'ensemble de mouillage.
Sur cette photo, on voit la place disponible entre la pelle de l'aviron et le bordé, sous le tempo.
La même place est disponible coté tribord, mais j'ai choisi le coté babord, car il fallait bien faire un choix...........
Pour assurer une bonne tenue de l'ancre et éviter le ragage, j'ai fabriqué avec un morceau de PVC, une demi-coquille qui reçoit l'ancre.
Quand à la verge (le bras principal de l'ancre) elle est tenue par une sauterelle équipée d'un patin de PVC et d'une sangle caoutchouc (pour éviter là aussi tout risque de ragage)
Sur cette photo, on voit bien l'ancre posée dans la demi-coquille, ainsi que la verge pincée en le patin PVC et la sangle caoutchouc.
Ainsi tenue, l'ancre ne bouge pas.
L'aussière est ensuite maintenue lovée, à l'aide d'une garcette 'sandow' qui la fixe autour de la verge de l'ancre.
Ainsi disposée, l'ancre ne déborde pas de la verticale du tempo, laissant disponible la partie encerclant le pied de mât.
De plus, pour être conforme avec la division 240 ( .......et entre autres, le matériel de sécurité embarqué......) j'ai réalisé un matereau pour le pavillon national. Il est disposé sur la tableau arrière, coté babord.
Ici le pavillon est à poste. De taille modeste (20 x 30 cm) il est néanmoins très visible, car suffisamment haut.
Le matereau coulisse dans deux demi-coquilles et prend appui sur le banc de coffre arrière. Il est maintenu à poste à l'aide d'une garcette reprise sur un crochet fermé.
Ce système rend l'ensemble très facilement rangeable. (la longueur du matereau est inférieure à l'ouverture du coqueron arrière)
Détail des demi-coquilles et du crochet fermé.
Dans tous les cas de figures, cette disposition n'entrave pas l'utilisation de l'écoute de voile (..... à l'aide des gueules de raies, ou à l'aide de la pantoire)
(dernière mise à jour de cette page le 16 octobre 2012 )