-14- fabrication des membrures ployées, des serre-bauquières/listons
Fabrication et pose des membrures ployées et des serre-bauquières/listons:
En considérant que la plus grande longueur développée d’une membrure est de 1030 mm, j’ai fait fabriquer un four à vapeur, à partir d’un tube inox d’environ 100 mm de diamètre intérieur et de hauteur 1,200 m , et d’un fond soudé étanche ( plaque carrée de 200 x 200 mm).
La déperdition thermique à été ralentie par l’enroulement autour du tube, d’une gaine isolante (type mille-bulles). La retenue de la vapeur est faite avec une simple éponge qui remplace avantageusement une soupape.
Les membrures sont fixées chacune à une cordelette pour pouvoir les sortir sans se brûler.
Ainsi fait, le four à vapeur reçoit 8 membrures qui restent 30 minutes à l’intérieur (temps décompté dès que la vapeur migre à travers l’éponge)
Le four est chauffé par une bouteille de gaz (style camping de 2 kg) et à chaque passage de 8 membrures, un volume d’eau de 200 ml est versé dans le fond du tube.
Les membrures sont sorties du four une par une (l’éponge est remise en place à chaque sortie). La prise en main est faite avec des gants de manutention. Il faut faire vite pour présenter et ployer la membrure (tout au plus on dispose de 30 secondes).
Un serre-joint la maintien en place jusqu’à séchage complet (12 heures minimum)
J’ai utilisé 2 sections différentes de membrures. Celles du milieu étant moins vrillées que les extrémités, je les ai laissées plus larges.
Au total 32 membrures ont été ployées.
· 14 larges (7 de chaque coté) au milieu de la coque
· 10 étroites (5 de chaque coté) à l’avant de la coque
· 8 étroites (4 de chaque coté) à l’arrière de la coque
Après la dépose (au bout de 24 heures environ) il faut laisser totalement sécher les membrures avant de les poncer et de les traiter :
-1 couche d’époxy d’imprégnation (séchage 48 heures) fortement dilué à l’eau
-2 couches d’époxy faiblement dilué, après égrainage entre chaque couche.
-ponçage au grain de 180 avant la pose.
La pose ne présente pas de difficultés. Il faut percer de part en part (diamètre 1,5 mm) la membrure et les deux épaisseurs de clins qui se superposent.
Le rivetage se fait de la même façon que l’assemblage des clins, hormis la nécessité d’être 2 personnes, et de mettre la contre bouterolle à l’extérieur.
A l’inverse des clins rivetés entre eux, dont les rivets sont matés depuis l’extérieur, dans le cas des membrures ployées les rivets sont matés depuis l’intérieur de la coque.
Enfin toutes les sur-longueurs des membrures sont tracées et arasées sous la ligne de la serre-bauquière qui prendra appui directement sur les extrémités.
Les listons sont posés à l’extérieur de la coque, en les faisant dépasser de 7 à 8 mm au dessus du dernier clin. Ils sont vissés depuis l’intérieur (vis non visibles depuis l’extérieur)
Ensuite les serre-bauquières (de même section que les listons) sont posés au même niveau, en appui sur les membrures, en noyant les têtes de vis masquées au joint congé époxy.
Une petite baguette de 9 x 9 mm est ensuite collée au dessus du dernier clin, pour faire disparaître le champ du CP. Elle se coince entre le liston et la serre-bauquière.
Une fois sec, il ne reste plus qu’à poncer pour faire disparaître la sur-épaisseur de la baguette, ce qui donne l’impression que l’ensemble serre-bauquière/liston est fait d’une seule pièce.
Enfin le ponçage au grain de 180 et l’imprégnation à l’époxy font la touche finale.
Et pour finir, de chaque coté, une courbe est ajustée au tableau arrière en reprenant appui sous la serre-bauquière. Ces courbes servent aussi de poignées de préhension lors des mises à l’eau