Partager l'article ! -22- FIN, et si c'était à refaire....ce que je corrigerais ou modifierais: FIN, et si c’était à refaire ...
Je vous propose de découvrir dans ce blog les 24 articles qui détaillent la construction d'une prame voile aviron de 4.10 m.
La mise à l'eau a été réalisée le 22 avril 2010 en présence de la revue "le chasse-marée", qui a publié un article dans le N° 226.
Ce numéro peut être commandé à la revue, mais vous pouvez aussi voir d'autres photos sur le site du "chasse-marée" dans la rubrique "les compléments du WEB" en suivant le lien du N° 226.
Je souhaite à chaque bloggeur une bonne visite.
Pour un contact personnel (hors affichage dans ce blog) vous pouvez me joindre via l'adresse mail suivante:
misainier-leecton@orange.fr
j'y répondrai avec plaisir
FIN, et si c’était à refaire…….ce que je corrigerais ou modifierais :
Voilà donc l’heure du bilan personnel, et ce que je pense avoir manqué lors de cette conception et construction.
Bien sur, ce regard n’est probablement pas objectif, et de plus il ne prend pas en compte le comportement marin du canot – voile/aviron.
Je reviendrai sur ce point dès que j’aurai tiré les premiers bords…….
Globalement la construction s’est déroulée comme je l’avais imaginée, mais la conception ne m’a pas permis d’appréhender deux points principaux.
Tout d’abord, je pense que la tonture aurait pu être réduite. Elle me semble à l’œil, un peu trop forte. Elle est de 11 cm, alors que 8 cm auraient suffit.
De plus, les derniers clins (préceinte et les suivants) auraient pu être construits de largeur plus uniforme (beaucoup moins de différence entre le milieu et les extrémités). Il me semble que cette grande différence amplifie l’effet ‘tonture importante’.
C’est d’ailleurs pour cela que j’ai peint en blanc la préceinte, en cherchant à tasser visuellement la tonture.
Autre point : Le banc de nage arrière aurait pu être supprimé, pour dégager amplement le passage du barreur et/ou des équipiers.
La sensation ‘baignoire’ se ressent quand on est à l’arrière.
Je crois qu’il aurait été tout à fait possible de supprimer le banc sur toute la largeur du bateau, pour ne faire qu’une assise, reprise en bout du puit de dérive.
Il suffisait d’avancer les tolets arrière d’environ 20 cm, pour que l’assise du nageur soit au niveau du puit de dérive.
Enfin cette conception aurait permis de prolonger les bancs latéraux, sans nuire aux passages latéraux, entre l’arrière et l’avant du bateau.
(malgré cela, j’espère avoir bien fait…….ou du moins j’ai essayé)
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-FIN de cette modeste aventure, et merci à tous ceux qui ont eu la patience de me lire et suivre pas à pas
cette construction.
je souhaite bon vent à chacun.
Gérard Quillet
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-8- Glossaire des principaux termes de marine, utilisés dans le texte :
(la traduction est en partie extraite du guide des termes de marine du « chasse-marée »)
Aiguillot : Partie mâle introduite dans le fémelot de la ferrure de gouvernail,
permettant d’assembler le safran à l’étambot (au tableau arrière)
Amure : Le point d’amure d’une voile est le coin inférieur du guindant (coté le plus en
avant de la voile).
Canaps : Grandes pinces en bois utilisées comme serre-joint pour maintenir deux clins
superposés, pendant l’opération de rivetage.
Chapeau : Partie supérieure coiffant la quille, au dessus des
râblures, lorsqu’elle est en deux parties superposées.
Clin : Type de bordage fixé en recouvrement sur le précédent, comme les ardoises
d’un toit.
Courbe : Pièce taillée dans du bois courbe de fil, destinée à réunir ou à renforcer
l’angle formé par l’assemblage de deux pièces.
Drisse : Cordage servant à hisser voiles et vergues
Ecoute : Cordage frappé à l’angle inférieur arrière d’une voile et permettant de l’orienter.
Etambot : Pièce maîtresse de la charpente axiale, avec l’étrave à l’avant, et la quille à laquelle il
est fixé. L’étambot s’élève aussi sur l’extrémité arrière, ou il reçoit le gouvernail (au travers du tableau)
Etambrai : trou pratiqué dans le pont ou dans un banc, pour le passage du mât, dont le pied s’encastre dans
l’emplanture (sabot)
Etarquage (étarquer) : Raidir autant que possible une drisse et donc le guindant d’une voile.
Fémelot : Partie femelle introduite dans l’aiguillot de la penture (ferrure de gouvernail) permettant de fixer le
safran à l’étambot.
Filoir : Petit conduit : margouillet, ou piton vissé dans le pont, dans lequel passe un cordage.
Galbord : Bordé le plus proche de la quille, qui s’y encastre dans la râblure, rainure ménagée à cet
effet.
Gueule de raie : Entaille dans une fargue, ou demi-taquet destiné à remplacé une galoche (ou chaumard, pour y introduire
rapidement un cordage)
Guindant : Coté avant d’une voile.
Liston : Lisse de protection en forme de bourrelet, placé à l’extérieur de la coque,
généralement au niveau de la préceinte (clin supérieur)
Marsouin : Massif, généralement courbe, servant de liaison intérieure entre l’étrave et la quille, ainsi qu’entre l’étambot
et la quille.
Membrure : Ensemble des couples formant la charpente transversale.
Œuvres (vives/mortes) : Ensemble des structures formant la coque. Les œuvres vives sont situées sous la flottaison, les œuvres mortes au dessus.
Râblure : Rainure pratiquée dans le quille, de chaque coté, pour recevoir le galbord, ainsi que sur l’étrave pour recevoir les abouts de bordés (clins)
Rakenn : Bloc de bois fixé dans un clan en tête de mât, percé d’un conduit laissant le passage de la drisse de la
voile.
Réa : Disque en bois ou métal creusé d’un engoujure. (communément appelé : poulie)
Rocambeau : Cercle pourvu d’un œil et d’un croc, courant le long du mât, pour crocher le point de drisse de la voile
Safran : Partie mobile du gouvernail agissant sur la direction du navire.
Scarf : Surface de recouvrement de deux pièces de bois, superposées pour les réunir, après
les avoir amincies (pas de surépaisseur)
Serre-d’empâture : Virure longitudinale, au point de jonction avec les genoux
Serre-bauquière : Ceinture ou serre intérieure, qui relie à la hauteur du
pont ou du clin supérieure, les membrures.
Tampo : Désigne le massif très court, à l’avant, formant étambrai du mât de misaine.
Tolet : Grande cheville, introduite dans le plat-bord au travers de la toletière, pour recevoir
l’aviron.
Toletière : Renfort en bois, sur le plat-bord, recevant le tolet pour l’aviron.
Tonture : La ligne de tonture, ou livet de pont, correspond à la courbure longitudinale du bateau, généralement relevée aux
extrémités.
Varangue : Pièce inférieure d’un couple dont elle relie les deux membres. La varangue chevauche la quille, à laquelle elle est assemblé
Vergue : Espar sur lequel est tendue l’envergure d’une voile au tiers (misaine) et qui s’établit contre le
mât.
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