Partager l'article ! -18- voile et manoeuvres: Voile et manœuvres : Après avoir d ...
Je vous propose de découvrir dans ce blog les 24 articles qui détaillent la construction d'une prame voile aviron de 4.10 m.
La mise à l'eau a été réalisée le 22 avril 2010 en présence de la revue "le chasse-marée", qui a publié un article dans le N° 226.
Ce numéro peut être commandé à la revue, mais vous pouvez aussi voir d'autres photos sur le site du "chasse-marée" dans la rubrique "les compléments du WEB" en suivant le lien du N° 226.
Je souhaite à chaque bloggeur une bonne visite.
Pour un contact personnel (hors affichage dans ce blog) vous pouvez me joindre via l'adresse mail suivante:
misainier-leecton@orange.fr
j'y répondrai avec plaisir
Voile et manœuvres :
Après avoir défini un cahier des charges avec le schéma ci-dessous, j’ai consulté quelques voiliers pour rechercher la meilleure offre et le meilleur matériau proposé.
J ‘avais comme objectif de trouver une voile de coupe et d’assemblage à l’ancienne, mais avec des matériaux modernes, pour garantir un bon vieillissement.
La voile choisie a été réalisée en polyester de teinte ‘écru’, traité anti UV et de densité : 238 gr/m².
Elle est équipée de 2 bandes de prise de ris. Le guindant est doublé d’un cordage textile cousu sur toute la longueur, qui supporte la tension lorsque la voile est étarquée.
La chute de la voile est équipée d’un nerf de chute, avec réglage, pour réduire le fasseyement.
La voile est gréée sur la vergue à l’aide d’un cordage transfilé autour, en passant au travers des œillets. Un brin de tension est prévu aux deux extrémités de la vergue.
Sur la vergue, l’anneau d’accrochage sur le rocambeau est fixé par ligatures et surliures, sans aucun perçage. Le fourreau textile est suffisamment débordant de part et d’autre pour éviter les ragages le long du mât.
La drisse de voile est simplement reprise sur le rocambeau, puis passe par le rakenn en haut du mât,
pour descendre le long de ce dernier et se fixer sur le taquet juste au dessus de l’étambrai.
Le point d’amure de la voile est repris par un cordage passant dans un filoir au travers du pont avant. Un réa fixé sur le sabot du mât renvoi le cordage vers l’arrière le long du puit de dérive (coté babord).
A l’extrémité du cordage, une poulie simple est fixée. La commande d’étarquage de la voile est accessible par le barreur qui dispose d’un taquet coinceur. Elle est reprise en point fixe, puis passe par la poulie simple pour doubler la force de traction.
Un réa de renvoi de la commande de la dérive est fixé sous le banc de nage, et oriente la commande le long du puit de dérive. (coté tribord)
A l’extrémité du cordage, une poulie simple est fixée. La commande de montée ou de descente de la dérive est accessible par le barreur qui dispose d’un taquet coinceur. Elle est reprise en point fixe, puis passe par la poulie simple pour doubler la force de traction.
L’écoute de voile, est constituée d’un palan (avec coinceur) et d’un anneau en cordage qui permet de
crocheter l’écoute, sur l’une ou l’autre des gueules de raies, en fonction de l’amure du bateau.
La disposition des commandes d’étarquage de la voile, de manoeuvre de la dérive, et de l’ écoute de voile, sont toujours à proximité du barreur.
Ce choix facilite la manœuvre, un homme seul à bord.
Les manœuvres de la pelle de la dérive (partie mobile articulée du safran) sont réalisées à l’aide de garcettes reprises dans des coinceurs tubulaires, disposés sur le haut du safran.
De plus une garcette bouclée, reprise sur l’aiguillot supérieur, maintient le safran en position, pour éviter qu’il puisse s’extraire (aiguillot maintenu dans le fémelot).
Pour pouvoir désolidariser le safran, il faut tout d’abord retirer la barre de commande, qui elle même est assurée au safran par un sandow.