Partager l'article ! -17- mât et vergue: Mât et vergue : Le mât est cylindrique sur la moitié de ...
Je vous propose de découvrir dans ce blog les 24 articles qui détaillent la construction d'une prame voile aviron de 4.10 m.
La mise à l'eau a été réalisée le 22 avril 2010 en présence de la revue "le chasse-marée", qui a publié un article dans le N° 226.
Ce numéro peut être commandé à la revue, mais vous pouvez aussi voir d'autres photos sur le site du "chasse-marée" dans la rubrique "les compléments du WEB" en suivant le lien du N° 226.
Je souhaite à chaque bloggeur une bonne visite.
Pour un contact personnel (hors affichage dans ce blog) vous pouvez me joindre via l'adresse mail suivante:
misainier-leecton@orange.fr
j'y répondrai avec plaisir
Mât et vergue :
Le mât est cylindrique sur la moitié de sa longueur et ensuite tronconique jusqu’en haut.
Il est constitué de 2 avivés de sapin (sans nœuds) collés ensemble pour lui donner une section carrée. Ensuite est rajoutée, sur chacune des faces depuis la partie basse et sur les 2/3 de la hauteur, une section rectangulaire pour pouvoir obtenir un carré de 80 x 80 mm. Toutes les sections de bois sont collées entre elles, au joint congé époxy.
La section de 80 mm ayant été tracée, le mât est dégrossi au rabot électrique, jusqu’à l’obtention
de 16 faces. La décroissance de la partie tronconique est obtenue de la même façon.
A l’aide des canaps (prévus pour le montage des clins), des bandes abrasives de largeur 50 mm et longueur 800 à 900 mm sont tendus pour assurer un ponçage à la main, fait par mouvement de ‘va et vient’ sur toute la longueur du mât
· 1 grain de 40 pour dégrossir
· 1 grain de 80 pour lisser
· 1 grain de 120 pour supprimer toute trace de ponçage.
C’est un travail long et fatiguant fait à la main, mais c’est le seul moyen d’obtenir un rendu parfait et les défauts se détectent parfaitement au toucher.
Ensuite, les quelques légers défauts restants sont mastiqués au joint congé époxy, et la base du mât est taillée en carré, pour se centrer dans le sabot et l’empêcher de tourner.
La tête de mât reçoit un rakenn (1/2 poulie fixe, à gorge) taillé dans une chute de chêne. Il est collé dans une lumière laissant passer la drisse de voile, et orienté perpendiculairement à l’axe du bateau.
Enfin le pied de mât, au dessus de l’appui sur l’étambrai, reçoit un taquet de blocage de la drisse
de voile. Il est aussi taillé dans une chute de chêne, et fixé sur le coté tribord du mât.
La vergue est aussi constituée de 2 avivés lui donnant une section carrée, sur laquelle sont rajoutées au milieu des sur-épaisseurs (sur les 4 faces).
En final, la vergue usinée de la même façon que le mât est cylindrique au milieu et tronconique aux deux extrémités.
Elle est poncée et percée à ses extrémités d’un trou permettant le passage du cordage de fixation de la voile. Elle ne comporte aucun perçage sur sa longueur afin de ne pas la fragiliser. Cette vergue doit garder sa souplesse sans risque de rupture.