prame voile/aviron de 4.10 m.

Je vous propose de découvrir dans ce blog les  24 articles qui détaillent la construction d'une prame voile aviron de  4.10 m.

 

La mise à  l'eau a été réalisée le  22 avril  2010  en présence de la revue "le chasse-marée", qui a publié un article dans le N° 226.

 Ce numéro peut être commandé à la revue, mais  vous pouvez aussi voir d'autres photos sur le site du "chasse-marée" dans la rubrique "les compléments du WEB" en suivant le lien du N° 226.

 

 
Je souhaite à chaque bloggeur  une bonne visite. 

Pour un contact personnel (hors affichage dans ce blog) vous pouvez me joindre via l'adresse mail suivante:
misainier-leecton@orange.fr
j'y répondrai avec plaisir

Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 09:24

 

 

FIN, et si c’était à refaire…….ce que je corrigerais ou  modifierais :

 

Voilà donc l’heure du bilan personnel, et ce que je pense avoir manqué lors de cette conception et construction.

Bien sur, ce regard n’est probablement pas objectif, et de plus il ne prend pas en compte le comportement marin du canot – voile/aviron.

Je reviendrai sur ce point dès que j’aurai tiré les premiers bords…….

 

Globalement la construction s’est déroulée comme je l’avais imaginée, mais la conception ne m’a pas permis d’appréhender  deux points principaux.

 

Tout d’abord, je pense que la tonture aurait pu être réduite. Elle me semble à l’œil, un peu trop forte. Elle est de  11 cm, alors que  8 cm auraient suffit.

De plus, les derniers clins (préceinte et les suivants)  auraient pu être construits de largeur plus uniforme (beaucoup moins de différence entre le milieu  et les extrémités). Il me semble que cette grande différence  amplifie l’effet ‘tonture importante’.

C’est d’ailleurs pour cela que j’ai peint en blanc la  préceinte, en cherchant à tasser visuellement la tonture.

 

le misainier 004-12

 

            Autre point : Le banc de nage arrière aurait pu être supprimé, pour dégager amplement le passage du barreur et/ou des équipiers.

            La sensation ‘baignoire’ se ressent quand on est à l’arrière.

 

            Je crois qu’il aurait été tout à fait possible de supprimer le banc sur toute la largeur du bateau, pour ne faire qu’une assise, reprise  en bout du puit de dérive.

            Il suffisait d’avancer  les tolets arrière d’environ  20 cm, pour que l’assise du nageur soit au niveau du puit de dérive.

            Enfin cette conception aurait permis de prolonger les bancs latéraux, sans nuire aux passages latéraux, entre l’arrière et l’avant du bateau.

 

greement---.fin 2897

 

 

(malgré cela, j’espère avoir bien fait…….ou du moins j’ai essayé)

           

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-FIN de cette modeste aventure, et merci à tous ceux qui ont eu la patience de me lire et suivre pas à pas cette construction.

 je souhaite bon vent à chacun.

Gérard Quillet

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                                -8-   Glossaire des principaux termes de marine, utilisés dans le texte :

                (la traduction est en partie extraite du guide des termes de marine du « chasse-marée »)

 


Aiguillot
  :  Partie mâle introduite dans le fémelot de la ferrure de gouvernail, permettant d’assembler le safran à l’étambot (au tableau arrière)
Amure   :   Le point d’amure d’une voile est le coin inférieur du guindant (coté le plus en avant de la voile).

Canaps
  :     Grandes pinces en bois utilisées comme serre-joint pour maintenir deux clins superposés, pendant l’opération de rivetage.

Chapeau
  :   Partie supérieure coiffant  la quille, au dessus des râblures, lorsqu’elle est en deux parties superposées.

Clin
   :      Type de bordage fixé en recouvrement sur le précédent, comme les ardoises d’un toit.

Courbe
   :    Pièce taillée dans du bois courbe de fil, destinée à réunir ou à renforcer l’angle formé par l’assemblage de deux pièces.

Drisse
  :     Cordage servant à hisser voiles et vergues

Ecoute
  : Cordage frappé à l’angle inférieur arrière d’une voile et permettant de l’orienter.

Etambot
  :   Pièce maîtresse de la charpente axiale, avec l’étrave à l’avant, et la quille à laquelle il est fixé. L’étambot s’élève aussi sur l’extrémité arrière, ou il reçoit le gouvernail (au travers du tableau)

Etambrai
   :   trou pratiqué dans le pont ou dans un banc, pour le passage du mât, dont le pied s’encastre dans l’emplanture (sabot)

Etarquage (étarquer)
 :  Raidir autant que possible une drisse et donc le guindant d’une voile.

Fémelot
   :   Partie femelle introduite dans l’aiguillot de la penture (ferrure de gouvernail) permettant de fixer le safran à l’étambot.

Filoir
 :    Petit conduit : margouillet, ou piton vissé dans le pont, dans lequel passe un cordage.

Galbord
   :   Bordé le plus proche de la quille, qui s’y encastre dans la râblure, rainure ménagée à cet effet.

Gueule de raie
  :  Entaille dans une fargue, ou demi-taquet destiné à remplacé une galoche (ou chaumard, pour y introduire rapidement un cordage)

Guindant
   :    Coté avant d’une voile.

Liston
   :     Lisse de protection en forme de bourrelet, placé à l’extérieur de la coque, généralement au niveau de la préceinte (clin supérieur)

Marsouin
  :  Massif, généralement courbe, servant de liaison intérieure entre l’étrave et la quille, ainsi qu’entre l’étambot et la quille.

Membrure
 :  Ensemble des couples formant la charpente transversale.

Œuvres (vives/mortes)
  :  Ensemble des structures formant la coque. Les œuvres vives sont situées sous  la flottaison, les œuvres mortes au dessus.

Râblure
   :  Rainure pratiquée dans le quille, de chaque coté, pour recevoir le galbord, ainsi  que sur l’étrave pour recevoir les abouts de bordés (clins)

Rakenn
 :  Bloc de bois fixé dans un clan en tête de mât, percé d’un conduit laissant le passage de la drisse de la voile.

Réa
  : Disque en bois ou métal creusé d’un engoujure. (communément appelé : poulie)

Rocambeau  :   
Cercle pourvu d’un œil et d’un croc, courant le long  du mât, pour crocher  le point de drisse de la voile

Safran
   :   Partie mobile du gouvernail agissant sur la direction du navire.

Scarf
   :    Surface de recouvrement de deux pièces de bois, superposées pour les réunir, après les avoir amincies (pas de surépaisseur)

Serre-d’empâture
  :  Virure longitudinale, au point de jonction avec les genoux

Serre-bauquière
  :   Ceinture ou serre intérieure, qui relie à la hauteur  du pont  ou du clin supérieure, les membrures.

Tampo
 :  Désigne le massif très court, à l’avant, formant étambrai du mât de misaine.

Tolet
   :   Grande cheville, introduite dans le plat-bord au travers de la toletière, pour recevoir l’aviron.

Toletière
   :  Renfort en bois, sur le plat-bord, recevant le tolet pour l’aviron.

Tonture
  :  La ligne de tonture, ou livet de pont, correspond à la courbure longitudinale du bateau, généralement relevée aux extrémités.

Varangue : Pièce inférieure  d’un couple dont elle relie les deux membres. La varangue chevauche la quille, à laquelle elle est assemblé
Vergue 
  : Espar sur lequel est tendue l’envergure d’une voile au tiers (misaine) et qui s’établit contre le mât.


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Par LEECTON - Publié dans : construction amateur voile/aviron
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